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Solo : A Star Wars Story - Ron Howard (2018)

Une règle tacite voudrait qu'il n'est de bon ton, sur certains espaces virtuels bien définis, de laisser un avis contradictoire en guise de commentaire, sans s'attirer les foudres de la milice de la bienséance. Soit. En somme, passe ton chemin ou endosse ton costume de bisounours pour mieux déverser ton amour confraternel. Dont acte. Profitons, dès lors, de cet espace de liberté pour nous pencher sur le cas Solo : A Star Wars Story, ou l'un des ratages les plus attendus de l'année réalisé par un pompier de service nommé Ron Howard.

Bref résumé des épisodes de production. Quatre mois après avoir débuté le tournage de Solo, la paire Phil Lord et Chris Miller (21 Jump Street, Tempête de boulettes géantes) est débarquée le 20 juin 2017, avant d'être remplacée, deux jours plus tard, par le réalisateur d'Appolo 13, Ron Howard. Une « vision créative différente » entre la production, le scénariste Lawrence Kasdan et les deux réalisateurs serait la cause de cette séparation forcée laissant planer, sans surprise, son lot d'incertitudes et de craintes, un tel renvoi en cours de production pouvant aisément hypothéquer (les précédents ne manquent pas) les qualités dudit long métrage.

Anges et démons: quand Robert joue avec le feu au Vatican

En attendant la prochaine adaptation de The Lost Symbol de Dan Brown, troisième volet des aventures capillaires du bon professeur Robert Langdon, les studios hollywoodiens ont eu la "riche" idée de défier la chronologie narrative et de sortir Anges et démons après Da Vinci Code [1] .

Mais commençons en préambule en faisant amende honorable [2]. Précisons qu'il ne s'agit que de la critique du film, et non du roman de Dan Brown. Le préposé à la chronique ne doute pas une seule seconde que le roman originel ne fait état d'aucune incohérence.

Le Vatican est en danger mes biens chers frères, mes chères sœurs. Et avant d'accuser les fondamentalistes de l'église évangéliste ou autres joyeux extrémistes que nous offrent gracieusement les trois grandes religions monothéistes, il convient de pointer tout suite cette infâme et rancunière société secrète, les Illuminati. Certes, par le passé le Vatican a eu la main lourde, il n'était guère populaire de prôner les vertus de la Science face à la foi catholique. Ainsi les Illuminati, après avoir subi une répression sanglante, se sont jurés d'anéantir l'Église catholique un jour ou l'autre. Or la bête, c'est bien connu, tapis dans l'ombre, choisit toujours le moment propice pour arriver à ses fins. A la mort du souverain pontife, comme le veut la tradition, le conclave doit se dérouler pour élire le nouveau pape. Les Illuminati décident alors de kidnapper les quatre cardinaux favoris et menacent d'en tuer un par heure à partir de 20h... en attendant minuit où le Vatican périra par le feu. La société secrète a en effet l'intention d'utiliser l'antimatière qu'elle a subtilisée au CERN de Genève pour offrir à Rome une nuit enflammée mémorable. Seule solution, envoyer prestement un émissaire du Vatican à Harvard pour demander l'aide du bon professeur Langdon...