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Solo : A Star Wars Story - Ron Howard (2018)

Une règle tacite voudrait qu'il n'est de bon ton, sur certains espaces virtuels bien définis, de laisser un avis contradictoire en guise de commentaire, sans s'attirer les foudres de la milice de la bienséance. Soit. En somme, passe ton chemin ou endosse ton costume de bisounours pour mieux déverser ton amour confraternel. Dont acte. Profitons, dès lors, de cet espace de liberté pour nous pencher sur le cas Solo : A Star Wars Story, ou l'un des ratages les plus attendus de l'année réalisé par un pompier de service nommé Ron Howard.

Bref résumé des épisodes de production. Quatre mois après avoir débuté le tournage de Solo, la paire Phil Lord et Chris Miller (21 Jump Street, Tempête de boulettes géantes) est débarquée le 20 juin 2017, avant d'être remplacée, deux jours plus tard, par le réalisateur d'Appolo 13, Ron Howard. Une « vision créative différente » entre la production, le scénariste Lawrence Kasdan et les deux réalisateurs serait la cause de cette séparation forcée laissant planer, sans surprise, son lot d'incertitudes et de craintes, un tel renvoi en cours de production pouvant aisément hypothéquer (les précédents ne manquent pas) les qualités dudit long métrage.

Cinquante nuances plus claires - James Foley (2018)

Pour le meilleur et pour le pire, et surtout le pire. Une année après le deuxième épisode de la franchise Essémobluettopouet-pouet, qui s'était conclue par les fiançailles du sémillant couple, Christian Grey et Anastasia Steele, l'heure est venue de faire les comptes. Tourné dans la foulée des nuances dites plus sombres, Cinquante nuances plus claires ne déroge pas à la réputation des précédentes adaptations des best-sellers d'E. L. James. Nullement handicapé par un énième accueil critique assassin, ce troisième film se distingue de nouveau par sa rentabilité, confortant une fois encore la recette éprouvée de l'adaptation cinématographique d'une série à succès. Fort d'une accroche fleurant bon le double sens faussement sulfureux (Don't miss the climax [1]), Cinquante nuances plus claires n'avait d'autre finalité que de renverser les codes du premier volet (l'affiche répond de manière opposée à celle des Cinquante nuances de Grey) en offrant à notre pervers narcissique (et plus si affinité) les joies de la parentalité en guise de dénouement. Courage, le calvaire est bientôt terminé.
 
Jeunes mariés, Christian (Jamie Dornan) et Ana (Dakota Johnson) profitent pleinement de leur lune de miel en France quand celle-ci est interrompu. Un incendie criminel dans les locaux de Grey Enterprises, dont l'auteur n'est autre que Jack Hyde (Eric Johnson), l'ancien patron d'Ana, sonne la fin de leur voyage de noce sur la Côte d'Azur. Alors qu'Anastasia commence tout juste à s'adapter à son nouveau rôle de Madame Grey et que Christian s'ouvre finalement à elle, cette nouvelle menace met en péril leur vie commune avant même qu'elle n'ait débuté...

Cinquante nuances plus sombres - James Foley (2017)

Deux années. Deux longues années à patienter (?!) la suite de Cinquante nuances de Grey, soit l'un des plus beaux navets de 2015. Adaptation du deuxième volet de la série, Cinquante nuances plus sombres, promettait... que pouvait-il raisonnablement promettre ? Hormis autant de rentabilité pour ces producteurs, compte tenu du bouche-à-oreille catastrophique du premier chapitre, et d'un accueil critique toujours aussi unanimement peu favorable. Or la franchise pouvait fort heureusement compter sur la communauté des admiratrices de la trilogie, permettant à ces nuances plus sombres d'atteindre la septième place (à l'heure actuelle) du film le plus rentable de l'année en cours [1]. Fort d'une accroche propre à bouleverser nos réserves, "Chaque conte de fée a une face sombre", et d'un distributeur, Universal, dans son rôle de camelot prêt à tout pour nous fourguer sa marchandise frelatée, nous promettant ainsi plus de thriller, Cinquante nuances plus sombres s'annonçait donc sous les meilleurs auspices. Pouf pouf. Mais n'allons pas trop vite...
 
Convaincue de son incompatibilité avec Christian Grey (Jamie Dornan)Anastasia (Dakota Johnson), a débuté depuis sa rupture un travail d'assistante à la maison d'édition SPI. Lors de l'exposition de photos de son ami José, Ana apprend que les six portraits d'elle-même ont été vendus à un seul homme, Christian, car ce dernier lui explique qu'il n'aime pas que des étrangers la fixent. Christian l'invite à dîner, Ana accepte parce qu'elle a faim [2], lui indiquant qu'ils ne feront que parler. Au cours du tête-à-tête, Christian lui demande de renégocier les termes, acceptant l'idée avoir avec Ana une « relation vanille » [3], et de n'avoir plus de secrets entre eux. Tandis que leur liaison passionnée recommence, Ana découvre qu'elle est suivie par une mystérieuse jeune femme, une ancienne soumise de Christian... 
  

La plage sanglante (Blood Beach) - Jeffrey Bloom (1980)

Continuons notre périlleux voyage vers cette contrée peuplée de films d'horreur oubliés (et fauchés) avec, cette fois-ci, cette Plage sanglante signée par le dénommé Jeffrey Bloom. Sortie en DVD en 2012 aux États-Unis [1], Blood beach dans sa version originale marche, on l'aura vite deviné, dans le sillage du succès des Dents de la mer de Steven Spielberg au mitan des années 70, et sa cohorte de contrefaçons plus ou moins improbables dont les abracadabrantesques productions italiennes de l'ami Ovidio Assonitis (Tentacules, Piranha 2 - Les tueurs volants). Enfin, de cette catégorie de films dont l'affiche promet davantage que son contenu, La plage sanglante aura néanmoins, à défaut de passer à la postérité, su trouver malgré elle une certaine immortalité en apparaissant (certes subrepticement) dans le Blow Out de Brian de Palma [2]. Mais n'allons pas trop vite.

Californie, Santa Monica. Lors de sa baignade matinale, Harry Caulder (David Huffman) est témoin de la disparition de son amie Ruth Hutton (Harriet Medin), littéralement happée par le sable de la plage, sous les yeux impuissants de son compagnon à quatre pattes. Or, chargés de l'enquête, le lieutenant Piantadosi (Otis Young) et le sergent Royko (Burt Young) n'ont pas le moindre début de piste en absence de cadavre. Tandis que les cas d'agression, de mutilation et de disparition s'accumulent, les médias baptisant le lieu désormais de "plage sanglante", Harry et la fille de Ruth, Catherine (Marianna Hill), décident de découvrir l'origine de ce mystère face à l'impuissance de la police.
   

Cinquante nuances de Grey - Sam Taylor-Johnson (2015)

Fort du succès littéraire de la trilogie, il était évident que Cinquante nuances de Grey allait être vite adapté sur grand écran, et pouvait-il en être autrement, les droits ayant été cédés dès mars 2012 à Focus Features et Universal (le premier roman a été publié aux États-Unis en juin 2011). Aussi générationnel, du moins vendu comme tel, que pouvait l'être Twilight [1], certaines mauvaises langues allant jusqu'à insinuer que le public visé serait le même, à savoir de jeunes dames ayant troqué leur désir frustré pour le vampire d'obédience mormone Edward Cullen pour une bonne fessée prodiguée par le jeune et fringuant tycoon cynique Christian Grey (mais n'allons pas trop vite), Cinquante nuances de Grey - le film fut présenté en avant-première à la Berlinale avant d'envahir stratégiquement les cinémas du monde entier la semaine de la saint Valentin [2]. Deuxième film le plus rentable à l'heure actuelle pour l'année 2015 [3], et ceci en dépit d'un bouche-à-oreille catastrophique et sanctionné par une chute notable des fréquentations (plus de 70%) pour sa deuxième semaine en salle aux USA, ces Cinquante nuances auront au moins eu le mérite de remplir les bourses de certains, à défaut d'émoustiller les autres. 
 
Etudiante en littérature anglaise, Anastasia Steele (Dakota Johnson) remplace au pied levé sa colocataire et amie Kate, et part interviewer l'homme d'affaires Christian Grey (Jamie Dornan) pour le journal de son université. Séduite et intimidé par cet homme de six ans son aîné, celui-ci va rapidement proposer à la naïve et innocente Ana une relation particulière, basée sur la domination et la soumission, et régie par les clauses d'un contrat qui lui est demandé de signer. Ana lui avoue être encore vierge. Décidé à « rectifier la situation » avant d'aller plus loin, Christian lui offre sa première relation sexuelle...

La bête d'amour (Tanya's Island) - Alfred Sole (1980)

Il est des films, au-delà de leur supposé qualité, qui suscitent plus que d'autres une curiosité, un intérêt qui grandit au fil du temps, voire une frustration inassouvie depuis la découverte de leur titre français et une photo illustrative qui a accompagnée, dans un passé plus ou moins lointain, un court article dans un ancien numéro de Mad Movies. Laissant entrevoir de multiples possibilités, Tanya's Island, longtemps indisponible en DVD [1], s'inscrivait par conséquent dans cette catégorie floue du film fantasmé. Réalisé par l'auteur du remarqué thriller Alice Sweet Alice (1976) avec la débutante Brooke Shields [2], le troisième métrage d'Alfred Sole avait de solides arguments pour assouvir une saine déviance filmique, ou la relecture du mythe de La Belle et la Bête sur une île paradisiaque avec jeune femme fortement dévêtue en sus.

Tanya (Vanity) est une mannequin à la vie sentimentale compliquée. Déchirée entre son métier et sa relation conflictuelle avec son compagnon et peintre Lobo (Richard Sargent), la jeune femme doit faire un choix si elle veut continuer dans le mannequinat, comme lui indique la productrice Kelly (Mariette Lévesque). Après une énième dispute avec son petit ami, Tanya rentre chez elle se coucher. Au matin, elle se réveille sur une île déserte, Lobo à ses côtés. Si les premiers jours apparaissent idylliques, Tanya s'ennuie rapidement, son homme étant davantage intéressé par la peinture. Au cours d'une journée, la belle s'échappe à cheval et découvre un gorille aux yeux bleus (?!) dans une grotte (?!!), qu'elle baptise dans un accès d'originalité Blue. Mais une fois découverte, cette amitié n'est pas du goût du possessif Lobo...

The Wraith (Phantom) - Mike Marvin (1986)

Il est des films que leur interprète principal voudrait oublier. The Wraith, connu dans notre contrée par le patronyme Phantom, est sans aucun doute l'un des films dont Charlie Sheen se vante le moins. Sorti la même année que Platoon d'Oliver Stone, le film de Mike Marvin fait plutôt tâche dans la filmographie de ce "fils de" à la carrière prometteuse. Une erreur de parcours qui heureusement pour l'intéressé aura finalement peu de conséquence grâce au succès international des troisième et quatrième [1] longs métrages de Stone. Mais au-delà de cette satisfaction déviante de citer les ratés d'un ancien jeune premier, il est également de bon ton de se rappeler au bon souvenir d'une demoiselle brune, connue des initiés pour sa maîtrise dans le nouage de queue de cerise. Car avant de devenir un objet de fantasme pour le jeune mâle occidental au début de la décennie 1990, dans la série culte de David Lynch et Mark Frost, Twin Peaks, Sherilynn Fenn tourna, entre autres, dans ce sinistre essai de vigilantisme routier postmortem. De là à écrire que seule sa présence justifie le visionnage ce Phantom...

Piège en eaux profondes - Anthony Hickox (2005)

En préambule, le préposé à la chronique saluera, dans un premier temps, l'imagination et l'art délicat de la traduction des vendeurs de pelloches de toutes sortes à la lecture du titre français du film Seagalien qui nous intéresse. Dans un second temps, le sourire moqueur s'éclipsera pour laisser place à une émotion non feinte, écrasant même une larme en souvenir d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre, un temps révolu qui porte un nom : Casey Riback. Faut-il être sentimentalement handicapé pour ne pas vibrer au son d'un bras virilement cassé par notre aïkido panda préféré ? Qui n'a jamais rêvé d'assister à une séance de désossage à mains nus par notre redresseur de torts préférés ? Pouf Pouf. Passé ce léger emportement [1], admettons un instant que le gentil distributeur de Submerged n'est en aucun cas un margoulin de première, ou simplement un vendeur fatigué dont les méthodes de vente faciles n'amusent plus grand monde, mais, avant tout, un homme dont l'altruisme n'a d'égal que sa capacité à éveiller la nostalgie qui sommeille en chacun de nous. Bref, Piège en eaux profondes... 

Twilight, chapitre III : Hésitation - David Slade (2010)

Ils sont revenus, ils sont tous là : Bella, la jeune constipée émotionnelle rêvant d'amour aux dents longues [1], le niaiseux bodybuildé Jacob et bien sûr le croisement réussi (?!) entre un topinambour et un vampire, Edward. Après un deuxième épisode qualifié poliment par nos soins de long métrage en demie-teinte [2], si le troisième n'était pas attendu au tournant par les cuistres railleurs, celui-ci devait tout du moins, sur le papier, répondre ENFIN aux attentes et autres frustrations du spectateur... tout du moins celles de son héroïne. Las, une fois encore, ce chapitre III pourra dans le meilleur des cas être considéré comme un film générationnel mou, raté, chantre d'une mièvrerie congénitale, à réserver en premier lieu aux pré-pubères [3] tant son traitement ne ressemble à rien, ou plutôt si, à une vaste mascarade orchestrée par un réalisateur tâcheron, aussi peu inspiré que Stephenie Meyer a pu l'être en écrivant cette relecture fantastico-foireuse du trio sentimental. Contrat rempli finalement, non ?

Résumé des épisodes précédents, après deux (télé)films à espérer pouvoir enfin goûter aux lèvres de sa tubercule scintillante préférée, Bella (Kristen Stewart) ne désire plus qu'une seule chose, appartenir au peuple de la nuit et tirer un trait définitif sur cette morne existence humaine sans saveur... pour vivre pleinement son amour et briller désormais de milles feux en plein soleil. Mais dans sa grande sagesse (ou archaïsme, notre presque centenaire faisant plus preuve au gré des chapitres d'une rigidité psychologique que d'une véritable maturité), Edward (Robert Pattinson), toujours réticent à transformer de la sorte son aimée, avait posé comme condition sine qua non en fin du précédent film celle du mariage, et plus si affinités.

Mask of the Ninja - Bradford May (2008)

Il est des guerres auquel nul ne voudrait assister, et il est des héros contemporains dont le potentiel reste constamment sous-exploité. Admirer un Casper Van Dien la mâchoire tendue, un katana à la main sur la jaquette de Mask of the Ninja [1] augurait du meilleur, qui plus est lorsque vous apprenez que votre champion est convié à participer (bien malgré lui, mais n'allons pas trop vite) à une guerre où il n'était pas invité. Las, en dépit d'un hommage déguisé aux exploits martiaux d'un Joe Armstrong et des films de ninja produits par la sacrosainte Cannon...

L'inspecteur Jack Barrett (Casper van Dien) est un franc-tireur si on en croit les dires de sa collègue et néanmoins amie Gina (Bellamy Young). Membre de la police de Los Angeles, ce guitariste émérite [2] se voit embarqué dans une bien étrange affaire après la découverte de plusieurs cadavres assassinés par des ninjas. A charge pour Barrett de protéger la jeune Miko (Kristy Wu), seule survivante de cette tragédie et seul témoin de ce carnage...

Le choc des Titans - Louis Leterrier (2010)

Au-delà du fait que l'habitué des lieux devrait aisément deviner la teneur du texte proposé, le préposé à la critique ne risquant pas de récidiver après la jurisprudence Solomon Kane [1], on ne s'étonnera pas, de... de quoi au juste, que Le choc des titans soit une baudruche emphatique faisant la part belle aux scènes de bravoure ampoulées ? Développons...

Le défaut trop souvent évoqué, maintes fois entendu, et avouons-le facile, serait que le film de Louis Leterrier s'affranchisse trop de la mythologie grecque. Nos trois scénaristes en chef : Phil Hay, Matt Manfredi et Travis Beachnam n'ont-ils pas hésité au contraire une seule seconde à... dépoussiérer ces antiques histoires de coucheries, de trahisons et de combats homériques pour en tirer un film d'action haletant et sans temps mort ? De même, ce serait oublier un peu vite le premier Choc des titans réalisé par le vétéran Desmond Davis datant de 1981 et écrit par Beverley Cross (Jason et les Argonautes). Le mythe de Persée avait lui aussi subi quelques tranches sévères de la part du scénariste de l'époque [2], par soucis de simplicité sans aucun doute, la mythologie grecque n'étant pas non plus réputée pour sa cohérence. Cela étant, notre nouveau trio eut les coudées encore plus franches, n'hésitant pas à y inclure d'autres personnages mythologiques autres que grecques, quelques raccourcis scénaristiques en guise de clichés populo-hollywoodiens et une nouvelle histoire non plus basée sur le mythe originel de Persée, mais plutôt une réécriture (portnawak) du scénario de Cross.

Légion - Scott Stewart (2010)

En préambule, une voix lasse vous confie les joies d'avoir eu une mère croyante et d'ouvrir son cœur à dieu chaque soir parce qu'il est "bon, miséricordieux et juste". Seulement voilà, lorsque le mari altruiste préfère quitter le domicile conjugal perdu en plein désert du Mojave non sans déchirement et laisser ainsi le soin de l'éducation des enfants à cette future mère courage, il apparaît que cette dernière tend à radicaliser sa position mystique, en attente de la prophétie "où le monde ne sera plus que ténèbres", le sort de l'humanité étant désormais scellé. Et à la question somme toute légitime de sa fille en guise de conclusion, pourquoi dieu "était-il aussi furieux contre ses enfants" ? Nous avons droit à cette sentence radicalement lyrique : "j'imagine qu'il en a eu assez de toutes nos conneries". Avouons qu'en matière d'introduction, Légion du dénommé Scott Stewart s'annonçait sous les meilleurs augures du navet appellation d'origine contrôlé.

On aurait pu penser l'archange Michael (Paul Bettany) fatigué d'attendre l'apocalypse. Une éternité à préparer un combat contre un dragon [1], c'est long, surtout vers la fin, même pour l'élite de la milice angélique. Or son supérieur hiérarchique a décidé, comme l'évoquait précédemment l'illuminée maternelle, de régler son compte à cette progéniture crasseuse et ingrate nommée humanité. Et se produit le retournement que le mangeur de pellicules hypercaloriques attendait, la venue d'un sauveur, un vrai, un tatoué, Michael, qui décide d'aller à l'encontre des plans génocidaires du grand patron, au grand dam de son plus proche confident, un ami considéré comme la main droite du taulier, et aussi son plus fidèle coursier, célèbre durant l'Antiquité pour la fiabilité de ses annonces prénatales, l'archange Gabriel. Mais ce revirement, acte supposé d'amour envers les hommes, n'est-il pas un moyen déguisé pour faire changer d'avis son patron ? [2]

Twilight, chapitre II ou la Tentation de la plante potagère (2009)

Il est des films ou sagas auxquels vous avez déjà tant donné de votre personne lors d'une première chronique, qu'une grande fatigue s'abat sur l'homme qui pensait naïvement en avoir suffisamment sous sa cuirasse, à la vision de l'affiche du second volet des mémorables aventures mormones du trio amoureux des années 2000. Las et à bout de force est l'homme, en dépit de son endurance potagère. Tel un relayeur unijambiste sous dialyse après une course effrénée à la poursuite d'un rein tant convoité [1], ce dernier passe désormais la main, non sans regret et avec une pointe d'appréhension, à la jeune garde cinéphile, une demoiselle bien sous tout rapport, rassurons notre lectorat averti... puisqu'il s'agit de la nièce de notre agent comptable préféré dont le bon goût n'est plus à prouver. A cette dernière de mettre en exergue, comme le fit par le passé son oncle lors d'une chronique précédente, les qualités de Twilight, chapitre II et ainsi faire taire les cuistres au cœur desséché et à la critique mesquine facile [2].

Que d'émotions durant le Chapitre I: Fascination du premier volet de Twilight adapté de la série romanesque à succès de la talentueuse Stephenie Meyer. On avait laissé Bella Swan dans les bras du ténébreux Edward Cullen sous couvert d'une future vengeance fomentée par la terrible Victoria. Après un cauchemar lui révélant sa condition de mortelle, Bella réitère sa requête de devenir une vampire, mais comme à l'accoutumée, Edward ne veut accéder à sa demande sans autres explications, sa moralité immaculée n'étant plus à prouver du haut de ses 108 années. Une triste nouvelle pour ce chaste vœux d'immortalité mais qui n'est rien à la vue de ce qui va suivre.

The Keeper – Keoni Waxman (2009)

A l'heure où des blogueurs émettent des paris quant à savoir quand un hypothétique revival musical nineties poindra son nez, il est bon pour le cinéphile déviant de se rappeler au bon souvenir d'un Casey Ryback, ou celui qui illumina de son empreinte la dite décennie par sa science du désossage d'épaule à main nue, le tout en cinq secondes, montre en main. Mais que reste t'il deux décennies après ? Steven Seagal enfile avec autant de maestria les navets direct-to-video que les kilos hyperflus depuis plus de dix ans (et s'interroger,  comment notre pugiliste au visage bouffi arrive encore à trouver des amateurs prêt à payer pour une dose d'action aussi molle du genou ?). Et la dernière production de Seagal en date, Le prix du sang (VO : Driven to Kill) ne risquait pas d'infirmer la trajectoire prise [1]. Dès lors, que pouvait-on attendre de The Keeper, nullement un sursaut d'orgueil, juste mesurer la taille et les dimensions de cette nouvelle perle potagère fraichement déterrée et cultivée avec amour par notre bon Steven.

Twilight... au crépuscule de la niaiserie

Le préposé en convient, et vous pouvez en convenir, écrire une critique du dernier film phénomène adolescent n'est en aucun cas constructif, sinon un acte, le cas présent, de méchanceté facile. Le titre du post étant suffisamment éloquent, hormis vouloir (de nouveau) se poser en un garant d'une pose cinéphile pseudo élitiste [1], rédiger un post sur Twilight n'apporte rien. A l'image de ce long-métrage.
     
Twilight ou l'histoire de la jeune Bella qui du haut de ses dix-sept printemps doit désormais vivre chez son père, sa mère [2] désormais trop occupée à suivre sur les routes de la belle Amérique son second mari, joueur de baseball de son état. Non contente de devoir quitter l'Arizona et Phœnix pour déménager dans l'un des états les plus pluvieux des USA, l'état de Washington, (Isa)Bella se retrouve ni à Seattle ni à Twin Peaks, mais dans une bourgade appelée Forks, où l'on n'y décompte pas moins de 3000 âmes. Très vite intégrée au lycée local, Bella fait la connaissance du mystérieux Edward Cullen, un jeune homme lunatique, qui vit pratiquement en vase clos avec sa fratrie, ce qui n'empêche pas les deux jeunes gens de se sentir attirés l'un vers l'autre...
  

Anges et démons: quand Robert joue avec le feu au Vatican

En attendant la prochaine adaptation de The Lost Symbol de Dan Brown, troisième volet des aventures capillaires du bon professeur Robert Langdon, les studios hollywoodiens ont eu la "riche" idée de défier la chronologie narrative et de sortir Anges et démons après Da Vinci Code [1] .

Mais commençons en préambule en faisant amende honorable [2]. Précisons qu'il ne s'agit que de la critique du film, et non du roman de Dan Brown. Le préposé à la chronique ne doute pas une seule seconde que le roman originel ne fait état d'aucune incohérence.

Le Vatican est en danger mes biens chers frères, mes chères sœurs. Et avant d'accuser les fondamentalistes de l'église évangéliste ou autres joyeux extrémistes que nous offrent gracieusement les trois grandes religions monothéistes, il convient de pointer tout suite cette infâme et rancunière société secrète, les Illuminati. Certes, par le passé le Vatican a eu la main lourde, il n'était guère populaire de prôner les vertus de la Science face à la foi catholique. Ainsi les Illuminati, après avoir subi une répression sanglante, se sont jurés d'anéantir l'Église catholique un jour ou l'autre. Or la bête, c'est bien connu, tapis dans l'ombre, choisit toujours le moment propice pour arriver à ses fins. A la mort du souverain pontife, comme le veut la tradition, le conclave doit se dérouler pour élire le nouveau pape. Les Illuminati décident alors de kidnapper les quatre cardinaux favoris et menacent d'en tuer un par heure à partir de 20h... en attendant minuit où le Vatican périra par le feu. La société secrète a en effet l'intention d'utiliser l'antimatière qu'elle a subtilisée au CERN de Genève pour offrir à Rome une nuit enflammée mémorable. Seule solution, envoyer prestement un émissaire du Vatican à Harvard pour demander l'aide du bon professeur Langdon...

Mercenary for justice - Don E. FauntLeRoy (2006) | Out For Kill - Michael Oblowitz (2003)

Enchainer deux films des années 2000 avec Steven Seagal, telle était la mission dangereuse du préposé docteur à la chronique. Une mission risquée mais non dénuée d'intérêt pour l'amateur.

Commençons notre périlleux périple par le dantesque Mercenary for justice. Enfin dantesque, c'est vide dit. Point de nanar des familles, mais plutôt un gros navet pur jus (comme c'est souvent le cas chez l'ami Steven). Voici Steven chef d'un commando de mercenaires. En 2006 ? Qui peut y croire encore ? Autant dans Ultime décision (ou  le seul film qui arrive à faire arracher des larmes à ses fans, Steven se sacrifiant au bout d'une trentaine de minutes), sa carrure athlétique faisait encore illusion, autant désormais, même son regard trahit sa nature bovine. Terrible. Ne pas s'étonner dès lors de le voir surtout jouer du fusil mitrailleur, sa majesté n'étant pas d'humeur à casser les membres inférieurs des méchants qui oseraient croiser son chemin. Le strict minimum syndical.