Affichage des articles dont le libellé est Takeshi Kitano. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Takeshi Kitano. Afficher tous les articles

Azuma-San!!! (Sono Otoko, Kyobo Ni Tsuki)

Violent Cop, soit ma troisième rencontre cinématographique avec Takeshi Kitano mais chronologiquement sa première réalisation, ce long-métrage étant sorti au Japon il y a tout juste vingt ans. Cela dit, il aura fallu attendre la consécration du metteur en scène nippon lors de la Mostra de Venise en 1997 et son film Hana-Bi, récompensé par un Lion d'Or, pour qu'en Europe, et plus précisément en France, on daigne ENFIN distribuer ses films antérieurs. C'est-à-dire ceux datant d'avant son premier coup de poing cinématographique qui le fit connaitre hors de l'archipel japonais, Sonatine.

Azuma est un policier assez particulier: individualiste, jusqu'au-boutiste. Il use de méthodes peu orthodoxes et se laisse facilement envahir par des accès de rage incontrôlée. Au cours d'une enquête sur la mort d'un dealer sans envergure, Azuma découvre un trafic de drogue orchestré par la pègre dont la source proviendrait directement de la police (1).

A scene at the sea : les bivalves ne savent pas farter...


Quand un artiste protéiforme connu pour être à la fois le Guy Lux nippon et réalisateur de deux films coups de poing (Violent Cop et Jugatsu) décide en 1991 de tourner un film consacré au surf, à quoi pouvons nous nous attendre ?

De mémoire, quand Hollywood s'est intéressé de près ou de loin à la culture surf, deux choix s'offrait à nous : l'approche rigoureuse faite par John Milius en 1978 avec son Big Wednesday avec les tout jeunes Jan-Michael Vincent (encore sans son hélicoptère) et Gary Busey (à cette époque il ne jouait pas encore à se bruler l'avant bras pour épater la galerie), ou le blockbuster, Point Break, datant lui aussi de 1991, où les surfers jouent les as du braquage.

Kitano choisit une troisième voie pour nous décrire l'univers du surf. L'histoire nous relate la passion d'un jeune éboueur sourd et muet pour le surf après avoir découvert une planche abîmée parmi les ordures. Un synopsis qui confirme en somme cette approche non-hollywoodienne.

Le film permet à Kitano de développer dans un premier temps les atmosphères contemplatives qu'on pouvait constater par petites touches dans ses deux premiers films (comme la cueillette des fleurs par exemple dans Jugatsu). Autre aspect qu'on retrouve très souvent dans le cinéma de Takeshi, mais finalement dans bon nombre d’œuvres réalisées par des insulaires, la place importante de la mer, et par extension la prédominance de la couleur bleu dans A scene at the sea.