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Futur immédiat, Los Angeles 1991 (Alien Nation) - Graham Baker (1988)

Lauréat du prix Saturn du meilleur film de science-fiction en 1988, Futur immédiat, Los Angeles 1991 de Graham Baker s'inscrit de prime abord, on l'aura vite compris, dans la longue liste des buddy movies mis en scène lors de la décennie 80. Se contentant à sa sortie d'un succès modeste, le long métrage gagna en popularité lors de son exploitation en vidéo, lui conférant un statut proche du culte, et justifiant, par la suite, les multiples dérivés télévisuels [1], comics et romans qui seront adaptés du scénario originel signé Rockne S. O'Bannon. À découvrir grâce à Carlotta, pour la première fois, en version Blu-ray (et DVD) le 26 septembre.

1991, Los Angeles. Trois ans auparavant, un vaisseau spatial, avec à son bord plus de 300 000 extraterrestres, atterrit dans le désert californien des Mojaves. Après avoir été placés en quarantaine, les Arrivants ont été accueillis par les États-Unis. Installés dans la région, ces derniers vivent toutefois à l'écart, ce qui n'est pas sans créer des tensions avec les autochtones. Suite à la mort brutale de son partenaire lors d'une attaque à main armée dans le quartier des Arrivants, Matthew Sykes (James Caan), en dépit des ressentiments qu'il éprouve envers ces nouveaux venus, demande à son supérieur de faire équipe avec le premier inspecteur extraterrestre, Sam Francisco (Mandy Patinkin). En charge d'enquêter sur la mort similaire d'un Arrivant nommé Warren Hubely, Sykes est persuadé qu'il pourra faire la lumière, en parallèle, sur la mort de son ancien partenaire et ami Bill Tuggle.
  

Soleil vert - Richard Fleischer (1973)

Chronique précédemment publiée dans le numéro 30 de la revue L'Indic, Noir magazine.
  
Après une brève parenthèse britannique en 1971 qui l'avait vu traverser l'Atlantique pour mettre en scène les thrillers remarqués L'étrangleur de Rillington Place avec Richard Attenborough et Terreur aveugle Mia Farrow, puis un retour sur les terres étasuniennes avec deux longs métrages interprétés par l'acteur George C. Scott (Les complices de la dernière chance et Les Flics ne dorment pas la nuit), Richard Fleischer se lançait dans la libre adaptation du roman de Harry Harrison, Make Room! Make Room!, publié en 1966. Cinéaste versatile, aussi bien auteur de polars, de films de guerre ou de films historiques, le réalisateur du Voyage fantastique retournait ainsi de nouveau à la science-fiction avec, cette fois-ci, un récit dystopique. Mieux, le dénommé Soylent Green, de par les thématiques abordées (crises démographique et écologique), ne faisait nulles ambages des aspirations sociétales qui égrainent de manière prémonitoire les grands films de Fleischer. Dont acte.

New-York, 2022, 40 millions d'habitants. Le Détective Robert Thorn (Charlton Heston) enquête sur la mort de William Simonson (Joseph Cotten), un des dirigeants de la société agroalimentaire Soylent. Présenté comme un cambriolage crapuleux qui aurait mal tourné, ce meurtre survenu dans une tour sécurisée des beaux quartiers de Chelsea éveille les soupçons du policier : son garde du corps Tab Fielding (Chuck Connors) s'était absenté, le système d'alarme était en panne tandis que rien n'a été dérobé durant ce supposé vol...

Appel d'urgence (Miracle Mile) - Steve De Jarnatt (1988)

Second long métrage de Steve De Jarnatt, après son gentillet, quoique très inégal, Cherry 2000 sorti l'année précédente, et avant une carrière consacrée par la suite à la télévision, Miracle Mile (Appel d'urgence) jouit depuis son origine d'un statut particulier. Déclaré en 1983 par le magazine étasunien American Film parmi les dix meilleurs scénarios de films qui n'ont pas encore été adaptés, Appel d'urgence a connu de longues péripéties, près de dix ans, avant d'être enfin mis en scène par son auteur, Steve De Jarnatt, à la fin de la décennie 80. En marge des productions Reaganiennes de l'époque, qui anticipaient par exemple une improbable invasion soviétique sur le sol étasunien (les supra-réactionnaires Aube rouge ou Invasion USA), le long métrage fait revivre le climat anxiogène des 50's et 60's de la Guerre Froide, quand le risque d'une éventuelle Troisième Guerre Mondiale était au plus fort. Anachronique, à contre-courant, Appel d'urgence gagna sans surprise ses jalons de film culte plusieurs années après sa sortie et l'échec commercial qui s'en suivit. Mais n'allons pas trop vite.

Los Angeles. Le musicien Harry Washello (Anthony Edwards) fait la rencontre de Julie Peters (Mare Winningham) dans un musée. C'est le coup de foudre. Travaillant dans une cafeteria sur Miracle Mile, la jeune femme lui donne rendez-vous à la fin de son service à minuit et quart. Parti se reposer à son hôtel en attendant, une panne d'électricité lui fait rater son premier rendez-vous. Arrivé finalement sur place à quatre heures du matin, Harry répond par erreur à un appel provenant d'une cabine téléphonique voisine. Un inconnu lui apprend alors qu'un missile nucléaire va s'abattre sur Los Angeles dans soixante-quinze minutes. Harry n'a plus qu'une seule idée en tête, retrouver Julie et trouver un pilote d'hélicoptère afin de quitter la ville.

La dixième victime - Elio Petri (1965)

Cinquième long métrage du cinéaste transalpin Elio Petri [1], La Dixième Victime pourrait facilement faire figure d'OFNI dans la filmographie de l'auteur d'Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon. Appartenant au genre de l'anticipation ou, plus précisément, de la dystopie, ce long métrage tendrait à s'écarter frontalement des précédentes réalisations de l'italien. Mis en scène par Pietri après deux comédies, Il Maestro di Vigevano et le segment Peccato nel pomeriggio du film à sketches Haute fidélité, plus sa participation au scénario des Monstres, monument de la comédie à l'italienne signé Dino Risi, La Dixième Victime marquait en premier lieu le retour de l'acteur Marcello Mastroianni, interprète principal de son premier long métrage L'assassin, et du grand Tonino Guerra, scénariste de ses deux premiers films « Antonioniens » [2]. Nourri de ces diverses expériences, avec plus ou moins de succès (en particulier Il Maestro di Vigevano dont Pietri fut insatisfait) dans le genre comique, Petri surprit donc en décidant d'adapter la nouvelle La Septième Victime de l'Américain Robert Sheckley. Transposé dans le futur, l'univers de la nouvelle recouvrait toutefois certains traits propres au cinéma de l'italien, dont sa nécessité de questionner les évolutions de la société italienne, livrant ainsi une satire sociale aux accents résolument « pop ». À découvrir dans sa version restaurée 2K depuis le 12 juillet en DVD et Blu-ray dans le cadre de la Collection cinéma italien éditée par Carlotta. Mais n'allons pas trop vite...

Dans un futur proche, pour abolir les guerres et canaliser la violence humaine, le meurtre a été légalisé à l'échelle mondiale pour les candidats qui participent à la Grande Chasse. Le principe : un chasseur et une victime, désignés au hasard, doivent s'entre-tuer. Règle n° 1 : chaque membre devra participer à 10 chasses, 5 comme chasseur et 5 comme victime en alternance. Règle n° 2 : le chasseur connaît l'identité de sa victime, son nom, son adresse, ses habitudes. Règle n° 3 : la victime ignore l'identité de son chasseur. Règle n° 4 : le vainqueur de chaque chasse gagnera de l'argent. Celui qui sera encore en vie après sa dixième chasse sera proclamé Décaton et recevra un million de dollars. En cours de remporter sa dixième victoire consécutive, l'Américaine Caroline Meredith (Ursulla Andress) apprend que sa dernière victime est l'Italien Marcello Poletti (Marcello Mastroianni)...

Welt am Draht / Le monde sur le fil - Rainer Werner Fassbinder (1973)

Téléfilm ayant pour sujet la réalité virtuelle et ses faux semblants, Le monde sur le fil de Rainer Werner Fassbinder aura attendu près de quatre décennies pour apparaitre en DVD (par Carlotta en France puis Criterion outre-Atlantique). Diffusée pour la première fois en 1973, cette adaptation du roman de Daniel F. Galouye [1], Simulacron 3, marque encore de nos jours les esprits par sa justesse et sa profondeur. Annonçant les longs métrages réalisés au cours des années 1990 et 2000, Matrix des Wachowsky en tête, le cinéaste allemand tisse une œuvre ambitieuse, où le monde rétro-futuriste décrit se révèle, tout autant visionnaire que cruellement familier.

Directeur technique de l'institut de recherche en cybernétique et futurologie, l'IKZ, Henry Vollmer (Adrian Hoven) est retrouvé mystérieusement mort dans la salle des ordinateurs. Créateur d'un programme de réalité virtuelle capable de simuler une petite ville d'environ dix milles unités identitaires, le professeur présentait depuis peu un comportement des plus étranges. Lors d'une soirée organisée par le directeur général de l'institut IKZ, Herbert Siskins (Karl Heinz Vosgerau), le docteur Fred Stiller (Klaus Löwitsch), promu à la tête du projet Simulacron, rencontre le chef de la sécurité Günter Lause (Ivan Desny). Celui-ci lui confie avoir des doutes sur la supposée mort accidentelle de son ex-collègue. Vollmer semblait très préoccupé ces derniers temps, et lui avait justement déclaré avoir fait une découverte grave peu avant son décès. Or durant cette conversation, Stiller constate la disparition de Lause. Pire, quand il raconte ce curieux événement à son entourage professionnel, Stiller s'aperçoit que personne ne connait Lause. Officiellement, le chef de la sécurité de l'IKF s'appelle Hans Edelkern (Joachim Hansen)...

L'ultimatum des trois mercenaires - Robert Aldrich (1977)

Tiré des paroles de l'hymne américain et de ses « dernières lueurs du crépuscule », Twilight's Last Gleaming [1] s'inscrit de prime abord dans un genre sinon propre, tout du moins lié aux années 70 (Les trois jours du Condor, Conversation secrète), celui de la remise en cause de la sacralisation du pouvoir exécutif étasunien, après les scandales du Watergate et les révélations des Pentagon Papers par Daniel Ellsberg [2]. Librement adapté du roman de Walter Wager, Vipère 3, connu également pour ses romans Telephon et 58 minutes qui furent adaptés en 1977 par Don Siegel (Un espion de Trop) et base de la deuxième séquelle des aventures de John McClane par Renny Harlin en 1990, L'ultimatum des trois mercenaires aura longtemps traîné derrière lui une réputation d'œuvre polémique. Avec comme toile de fond l'intervention au Vietnam, que Lancaster contesta publiquement, cette quatrième et dernière collaboration avec le cinéaste Robert Aldrich ne tarda pas à être taxé, par certains conservateurs, comme étant le « produit idéologique » de son acteur principal. Accueilli fraîchement lors de sa sortie aux États-Unis, le film fut rapidement amputé d'une heure, gommant pour l'occasion la part controversée de politique-fiction du récit, pour se recentrer sur les seules scènes d'action [3]. C'est avec une nouvelle restauration en numérique que Carlotta nous propose en salles, le 1er mai prochain, la version intégrale d'origine et inédite en France de ce thriller d'anticipation « anti-hollywoodien ». 

Dimanche 16 novembre 1981, mené par un ancien général de l'US Air Force condamné pour meurtre, Lawrence Dell (Burt Lancaster), quatre évadés de prison s'infiltrent dans une base militaire du Montana, afin de prendre le contrôle de neuf missiles nucléaires. Déterminé à faire éclater la vérité sur les véritables raisons de l'intervention étasunienne en Asie du Sud-Est, Dell aidé de Garvas (Burt Young), Powell (Paul Winfield) et Hoxey (William Smith [4]), s'introduit avec succès dans le silo 3. Il contacte l'état-major en imposant ses conditions : de l'argent pour ses compagnons ainsi qu’une extradition à bord d’Air Force One, et la révélation télévisuelle par le président David Stevens (Charles Durning) du document confidentiel 9759 portant sur la guerre du Vietnam. En cas de refus, Dell promet d'envoyer les neuf missiles Titan vers l'Union Soviétique.

Malevil - Christian de Chalonge (1981)

Répudié par Robert Merle, auteur du roman éponyme originel, Malevil, le film, est l'adaptation « inspiré librement », dixit l'affiche et le générique du quatrième long métrage de Christian de Chalonge, de ce roman d'anticipation paru en 1972. De cette polémique à l'accueil mitigé qu'il reçut lors de sa sortie, Malevil aura surtout été la proie d'un malentendu qui perdure encore de nos jours en pareil cas lorsque quelques esprits sinon bornés, du moins rigides, veulent comparer stricto sensu un livre avec son adaptation cinématographique. Chronique paysanne post-apocalyptique située en plein Larzac, Malevil n'en demeure pas moins un OFNI dans le paysage hexagonal.

Emmanuel Comte (Michel Serrault), châtelain, viticulteur et maire de la commune de Malevil, s'apprête à embouteiller une de ses cuvées lorsqu'il reçoit la visite de plusieurs de ses adjoints dont son ami Colin (Jacques Dutronc) venus régler la question cruciale de l'emplacement du lampadaire jouxtant la pharmacie Bouvreuil. Une fois l'apothicaire calmé (et conforté dans sa petitesse), en gentilhomme du terroir, Comte propose à l'assemblée de déguster un peu de son vin lorsqu'une panne d'électricité survient, une panne s'apparentant plus à un black-out, la radio de Momo (Jacques Villeret) étant elle aussi étrangement réduit au silence... apparaît sous la porte une lumière intense, accompagnée d'un grondement assourdissant, et une chaleur étouffante, interminable. L'apocalypse nucléaire vient de s'abattre. Après un moment d'attente, de crainte, les premiers sortent et découvrent un nouveau monde, indescriptible ("Mais qu'est-ce que vous avez vu?"), en ruines, crépusculaire, pour seule présence, un épais brouillard de cendres. Les sept survivants devront dès lors s'unir et lutter contre cet environnement, se réadapter à une vie néolithique et se défendre contre les pillards et les autres humains...

La Jetée - Chris Marker (1962)

La Jetée du français Chris Marker [1] aura marqué le cinéma mondial... à ceci près qu'il ne s'agit pas véritablement d'un film, et encore moins d'un long-métrage. Œuvre influente depuis un demi-siècle, son sujet et son traitement radical auront ainsi inspiré nombre de cinéastes. Mieux, on aurait tort, une fois n'est pas coutume, de ne pas ajouter à ce chef d'œuvre la mention culte, tant La Jetée fut, il n'y a pas encore si longtemps, une œuvre marquante, mais adressée à un public d'initiés [2].

« Ceci est l'histoire d'un homme marqué par une image d'enfance. La scène qui le troubla par sa violence, et dont il ne devait comprendre que beaucoup plus tard la signification, eut lieu sur la grande Jetée d'Orly quelques années avant le début de la Troisième Guerre Mondiale ». Un dimanche en famille, un soleil fixe, un décor planté au bout de la Jetée et un visage, celui d'une femme, voici le dernier souvenir de l'homme. « Dernière image d'un temps de paix ayant traversé un temps de guerre ». Puis un bruit soudain, un corps qui bascule... « plus tard il comprit qu'il avait vu la mort d'un homme ».

Repo Men - Miguel Sapochnik (2010) / Cypher - Vincenzo Natali (2002)

Question : est-il paradoxalement obsolète de réaliser des films traitant de cyberpunk et d'anticipation aujourd'hui ?  A la vision des deux films qui nous intéresse, l'interrogation est loin d'être totalement superflues, ces derniers s'inscrivant dans la catégorie des longs-métrages manquant cruellement d'ambition scénaristique ou, pire, d'originalité, juste bon à compiler sans imagination les bonnes vieilles recettes du passé...
 
A ce titre, le premier long-métrage de Miguel Sapochnik, Repo Men (2010), fait figure d'exemple parfait en matière de recyclage piochant aussi bien du côté d'un K. Dick que d'un Terry Gilliam.

L'histoire inspirée par le roman Repossession Mambo d'un des scénaristes, Eric Garcia, retrace les aventures en 2025 de Remy (Jude Law) et Jake (Forest Whitaker), amis d'enfance travaillant pour la toute puissante compagnie Union. Cette société devenue une multinationale omnipotente par la mise au point d'organes bio-mécaniques détient ainsi un marché fort lucratif en proposant à des prix prohibitifs, à prix coûtant ou à crédit, ses services "humanistes". Or si au bout d'un trimestre le client ne règle pas sa dette contractée, les repo(ssession) men s'acquittent de leur mission en prélevant directement sur le désormais ancien client le bien appartenant à leur employeur. La mort de l'intéressé selon l'importance vitale de l'organe est par conséquent considéré comme secondaire et cet acte chirurgical primaire signé par le premier boucher venu adepte de belles mécaniques est bien évidemment légal.

Class of 1984 - Mark L. Lester (1982)

Le cinéma nord-américain s'était emparé du problème de la violence scolaire en 1955 dans Graine de violence avec Glenn Ford et le jeune Sidney Poitier [1], mais quand l'ancien réalisateur de Ça cogne et ça rigole chez les routiers et futur cinéaste de Commando fait de même, à quoi pouvait-on s'attendre ? Le début des années 80 marque un tournant dans les thèmes abordés par le cinéma d'exploitation, en particulier depuis deux œuvres choc sorties au tournant de la nouvelle décennie: Mad Max de George Miller en 1979 et Escape from New-York de John Carpenter en 1981. Dès lors, le cinéma (ultra)bis va s'engouffrer dans la brèche du post-apocalyptique avec en point d'orgue l'année 1982 qui verra la même année sur les grands écrans cohabiter le meilleur, Mad Max 2 ou le délicieusement nanar Les guerriers du Bronx. Le film canadien Class of 1984 surfe ainsi plus ou moins sur la même mouvance, un vigilante en milieu scolaire, mais avec des jeunes "punks" tout droit sorti d'un post-apocalyptique transalpin avec cerise sur le gâteau, l'aspect anticipation puisque les faits se passe dans un futur proooooche... tremblez jeunes gens.

Alphaville : une étrange aventure de Lemmy Caution - Jean-Luc Godard (1965)

1965, neuvième film de Jean-Luc Godard en cinq ans, en attendant Pierrot le Fou la même année. Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution, ou le projet audacieux de retranscrire un univers déshumanisé, à la croisée du film d'anticipation, de la Science-Fiction et du polar. Un Godard qui dès son premier chef d'œuvre, A bout de souffle, s'était déjà essayé à une variation autour du film de genre, mais avec cette fois-ci en guest, l'un des héros populaires du cinéma de genre des 50's, Eddie Constantine.

Lemmy Caution, sous le nom d'emprunt Ivan Johnson journaliste au Figaro-Pravda [1], enquête pour le compte des pays extérieurs dans la cité futuriste Alphaville. Dès son arrivée à son hôtel, d'étranges phénomènes se produisent, il se fait agressé dans sa chambre par un inconnu et reçoit les avances d'une demoiselle... une séductrice d'ordre 3. Caution a pour mission de retrouver l'agent Henry Dickson (Akim Tamiroff), porté disparu, puis de ramener voire d'éliminer le créateur d'Alphaville, le professeur Von Braun (Howard Vernon). Au cours de son investigation, Lemmy Caution rencontre la fille du professeur (Anna Karina) et découvre un monde où les sentiments et la poésie sont bannis. Un monde où tout est dicté par une autre création du professeur Von Braun, l'ordinateur omnipotent Alpha 60. Les habitants y sont conditionnés. Nulle émotion ne doit apparaître sous menace de mort. Cette dernière étant considérée comme illogique. Un monde où on ne pose jamais la question "Pourquoi ?" mais où l'on doit toujours répondre "parce que".