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Je suis frigide... pourquoi ? - Max Pécas (1972)

Fausse séquelle de Je suis une nymphomane, sortie l'année précédente, Je suis frigide... pourquoi ? de l'inénarrable Max Pécas conte, de nouveau, les mésaventures érotiques d'une jeune provinciale, incarnée par la jeune Sandra Julien. Fort du succès de son premier conte moral [1], le réalisateur lyonnais récidivait et concluait son diptyque avec l'autre trouble sexuel ennemi du couple. Une œuvre salutaire, pédagogique et néanmoins divertissante, que le public Pompidolien put apprécier à sa juste mesure. A peu de chose près...

La jeune Doris (Sandra Julien) vit avec son père André (Georges Guéret) chez les Chambon, ce dernier étant le jardinier au service de ces notables du Sud de la France. Un jour, sous l'influence néfaste de sa sœur incestueuse, Carla (Marie-Georges Pascal), le fils de famille, Eric (Jean-Luc Terrade), viole l'innocente Doris dans la serre de la propriété. Afin d'éviter le scandale, la jeune femme est envoyée en pensionnat de jeunes filles. Réceptacle des pulsions sexuées de son entourage, son initiation forcée au saphisme par sa camarade de chambrée finit de rendre la demoiselle réfractaire à tout plaisir charnel. A la sortie de sa scolarité, Doris tombe rapidement amoureuse d'un metteur en scène de théâtre. Malheureusement pour la jeune femme, la frigidité dont elle souffre remet en cause sa relation avec la gent masculine...

Je suis une nymphomane - Max Pécas (1971)

Sévissant chaque été sur les chaines hertziennes, avant d'être bassement reléguée sur le câble, l'œuvre de Max Pécas n'en reste pas moins dramatiquement méconnue du grand public. Pouf pouf. N'est-il pas regrettable que seuls les amateurs des dernières gaudrioles (Mieux vaut être riche et bien portant que fauché et mal foutu ou encore On se calme et on boit frais à Saint-Tropez) aient l'unique droit de se repaître du talent bancal et racoleur de ce maître es navet ? Car vous qui lisez ces quelques lignes, sachez bien que tout un pan de sa filmographie reste (encore) à découvrir. Et réduire l'art de Pécas aux seules comédies navrantes réalisées lors de ses dix dernières années d'activité [1] pourrait facilement être considéré comme un crime de lèse-majesté pour l'apprenti.e-déviant.e (ou curieu.x.se de passage). Fidèles (ou non) des saillies cinématographiques faussement branchées (à St Tropez ou d'ailleurs), il est dès lors grand temps de corriger cette erreur en visionnant Je suis une nymphomane, et réparer par conséquent ces décennies d'offense oublieuse des vilains et autres cuistres diffuseurs télévisuels. Encore que... mais n'allons pas trop vite.