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Bad Biology - Frank Henenlotter (2008)

Dix-sept années après Basket Case 3, dernier volet des aventures de la fratrie Bradley, Frank Henenlotter sortait de sa réserve en 2008 avec Bad Biology. De cet interminable hiatus qui soulignait les usuelles difficultés de cet intransigeant chantre du cinéma d'exploitation à produire ses projets, à sa collaboration avec la société d'édition Something Weird Video, dans le cadre de la collection Sexy Shockers, cette pause forcée, brisée par ce retour inespéré, du moins inattendu, n'avait nulle raison de calmer les ardeurs transgressives du réalisateur de Frankenhooker. Au contraire. 

Erreur génétique pour les médecins, diagnostiquée atteinte du syndrome d'excitation génitale persistante, Jennifer (Charlee Danielson) est née avec sept clitoris, "demandant sans cesse de l'attention". La jeune femme ne cherche pas l'amour, "ni noms ni câlins, juste du sexe", seul un orgasme libérateur. Et tant pis si au cours de ses ébats "ça devient trop bestial", au risque d'entraîner la mort de ses partenaires et de donner naissance à des bébés mutants. Batz (Anthony Sneed) a eu le sexe sectionné par accident à sa naissance. Recousu, son pénis fut longtemps incapable d'être en érection, avant que le jeune homme ne lui injecte des stéroïdes et des hormones. A mesure, son sexe a grossi, et a développé sa propre conscience. Depuis Batz va de dealer en dealer, en quête de médicament de plus en plus fort, afin de calmer cette "bite camée qui réfléchit toute seule". Quand Jennifer rencontre Batz, elle devient obsédée par lui, convaincue qu'il est le seul homme qui puisse la satisfaire...

Brain Damage - Frank Henenlotter (1988)

Cinéaste franc-tireur nourri aux films d'horreur des années 50-60, dont la production se situe à l'opposé du cinéma de genre produit en masse par les majors et autres grands studios (la franchise Vendredi 13 au hasard), Frank Henenlotter pourrait aisément être présenté comme le chaînon manquant 80's entre William Castle et John Waters. Proche de l'underground de par les maigres budgets alloués à ses films, le réalisateur revenait en 1988, six ans après son culte Basket Case avec sa nouvelle création, Brain Damage, relecture à peine voilée de son premier long métrage. De ses six longues années de frustration et de lutte contre une industrie ne lui proposant que des scénarios de sous-slashers, le déterminé new-yorkais marquait, de nouveau, de son empreinte le cinéma de genre avec un conte horrifique à l'humour très noir, et à la clef une seconde œuvre culte. 

Une nuit, Brian (Rick Hearst) se réveille et découvre qu'il est devenu l'hôte, bien malgré lui, d'un étrange parasite nommé Aylmer [1]. Accroché au cerveau du jeune homme, cette sangsue d'un autre genre prodigue à son bénéficiaire une drogue hallucinogène aussi puissante qu'addictive. Devenu dépendant dès sa première prise, sans en connaitre les néfastes conséquences, Brian apprend parallèlement le prix à payer : Aylmer doit se nourrir de cerveaux humains...
 

Basket Case 2 & 3 - Frank Henenlotter (1990-1991)

Huit années après les premiers méfaits de la fratrie Bradley, et une relecture hallucinogène nommée Brain Damage sortie en 1988, Frank Henenlotter revenait aux affaires en signant coup sur coup, en ce début de décennie 90, l'épisode 2 et 3 de son film culte Basket Case. Disponibles en DVD et Blu-Ray le 7 septembre prochain, le troisième volet étant inédit en France, ces deux séquelles toujours produites par Edgar Ievins, en association désormais avec James Glickenhaus, confortent l'esprit originel, tout en lorgnant cette fois-ci davantage vers la comédie trash.

La fin du premier Basket Case, et son épilogue doublement tragique, le meurtre et le viol de Sharon par Belial, et la supposée mort des deux frères par défenestration, laissaient peu de place, pensait-on, à une quelconque suite. Erreur. Rescapés de leur chute, les frères Bradley, reconnus coupables de leurs crimes, s'échappent et trouvent refuge chez « mamie Ruth » dont la maison est devenue l'asile de créatures difformes à l'image de Belial. Personnage secondaire, et néanmoins central, des deux nouveaux épisodes, interprété par Annie Ross, mamie Ruth est loin d'être une protectrice de freaks disciple de la non violence. Gare aux vilains qui souhaiteraient faire du mal à ses chers protégés : dans l'épisode deux, une journaliste (Judy Grafe), travaillant pour un tabloïd, et dans l'épisode trois, un shérif et ses adjoints alléchés par la prime d'un million de dollars pour la capture des frères Bradley, car mamie Ruth a désormais un bras armé et vengeur nommé Belial. Ça va saigner...

Basket Case - Frank Henenlotter (1982)

Après un premier volet consacré de près (The Exterminator, Blue Jean Cop) et de loin (Maniac Cop, Le scorpion rouge) au réalisateur/producteur James Glickenhaus, Carlotta revient le 7 septembre prochain avec le second chapitre de leur Midnight Collection, cette fois-ci, entièrement dédié à l'œuvre de l'américain Frank Henenlotter [1], à savoir ses trois Basket Case, suivi de près par Frankenhooker. Auteur d'une série qui connaîtra donc deux séquelles au début de la décennie précédente, Frank Henenlotter signe à l'orée des années 80 avec Basket Case un premier film tout sauf anodin. Mieux, fort de son succès lors des séances de minuit new-yorkaises, et profitant par la suite de l'avènement de la VHS, celui qui devait rester cantonner aux productions bon marché des cinémas grindhouse de la 42ème rue de la Big Apple est devenu au fil du temps un classique du cinéma d'exploitation 80's. En un mot, culte.

Duane Bradley (Kevin Van Hentenryck) débarque à New York avec pour bagage un étrange panier en osier cadenassé. Une fois installé dans un hôtel miteux de Manhattan, le mystère autour de ce panier est dévoilé : il s'agit de Belial, ancien frère siamois de Duane, séparé de force quand ils n'avaient que douze ans par une équipe de médecins engagés par leur propre père. Difforme, communicant avec Duane par la pensée, et désormais libre, Belial n'a qu'une idée en tête, se venger des docteurs qui ont pratiqués l'opération…