Affichage des articles dont le libellé est Marco Bellocchio. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Marco Bellocchio. Afficher tous les articles

Le prince de Hombourg - Marco Bellocchio (1997)

Depuis son adaptation [1] d'Enrico IV de Luigi Pirandello en 1984, Le Prince de Hombourg, d'après la pièce homonyme de Heinrich von Kleist [2], signait après treize ans d'absence le grand retour du cinéaste italien Marco Bellocchio au Festival de Cannes. En compétition officielle, le film ne fut pourtant jamais distribué dans l'hexagone. Une injustice, du moins un oubli, enfin réparée grâce à Carlotta qui distribue une œuvre majeure du maître italien, après un long sommeil de presque deux décennies, ce mercredi 1er juillet. 

A la veille de la bataille de Fehrbellin, entre la Suède et le Brandebourg, le Prince de Hombourg (Andrea Di Stefano) est surpris en pleine crise de somnambulisme dans le jardin d'un château. A son réveil, il découvre dans sa main le gant de Nathalia (Barbora Bobulova), nièce de l'Électeur (Toni Bertorelli). Encore troublé par ce rêve devenu réalité, le Prince écoute distraitement le lendemain les instructions dictées par l’Électeur, chef de l'État et de l'armée. Il lui est ordonné de ne pas attaquer avant les ordres, sa fougue ayant déjà faire perdre auparavant deux victoires. Durant la bataille, le jeune commandant de la cavalerie brandebourgeoise apprend la mort de l'Électeur. Il décide de devancer l'ordre en attaquant l'infanterie suédoise, et remporte la victoire. Or l'oncle de sa future fiancée n'est pas mort, et souhaite que son indiscipline, malgré la victoire, soit punie en le mettant aux arrêts, avant que celui-ci ne soit jugé par une cour martiale. 

Viol en première page - Marco Bellocchio (1972)

Figure du cinéma politique italien à l'orée des années 70, pour ses interprétations remarquées dans La classe ouvrière va au paradis (1971) d'Elio Petri et L'affaire Mattei (1972) de Francesco Risi, qui valurent à ces deux films la Palme d'or ex-æquo en 1972, Gian Maria Volontè tourna également la même année un autre brûlot : le méconnu Viol en première page. A l'origine, ce film devait être réalisé par le scénariste, Sergio Donati, notamment connu pour ses collaborations avec Sergio Leone. Malade, il céda sa place au cinéaste d'Au nom du père réalisé la même année, Marco Bellocchio, connu dès son premier long métrage, Les Poings dans les poches, pour son cinéma politiquement engagé. 

1972, Milan. Le climat politique transalpin est des plus tendus. Des jeunes manifestants, en marge d'un rassemblement commémorant la mémoire d'un camarade mort, prennent à partie le siège du journal conservateur Il Giornale. Affichés en une du journal, ces débordements satisfont son rédacteur en chef Bizanti (Gian Maria Volontè). Ils lui permettent de porter le discrédit sur ses adversaires, et en particulier ceux qui accusent le propriétaire de son journal de financer des groupes néo-fascistes. Ce dernier, Montelli (John Steiner), à l'instar de ses amis, souhaitent en effet maintenir la tension actuelle en vue des prochaines élections. Mais un fait divers, l'assassinat et le viol de Maria Grazia, lycéenne issue de la bourgeoisie milanaise, vient bouleverser les plans manipulatoires de Bizanti. Un meurtre aussi médiatique peut être garant de voix, si on se donne la peine de trouver un coupable : "on peut monter l'affaire, même si l'assassin... n'est pas le type idéal". Menée par le débutant Roveda (Fabio Garriba), et accompagné par le plus expérimenté Lauri (Jacques Herlin), l'enquête, dirigée en sous main par le machiavélique Bizanti, indique que la jeune femme avait comme amant, un gauchiste prénommé Mario Boni (Corrado Solari).