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La dame de Shanghai - Orson Welles (1947)

Cinq mois après leur Coffret Ultra Collector consacré à Profession : Reporter de Michelangelo Antonioni, Carlotta édite une nouvelle édition luxueuse dédiée à un classique de l'âge d'or hollywoodien, La dame de Shanghai d'Orson Welles. Renié par son auteur, comme tant d'autres films réalisés par celui qui n'était pas encore l'incarnation de l'artiste maudit brisé par le système, ce quatrième long métrage d'Orson Welles a gagné depuis ses jalons d'œuvre incontournable. La dame de Shanghai est désormais disponible dans sa version restaurée 4K depuis le 14 novembre en Coffret Ultra Collector Blu-ray + DVD + livre et éditions Blu-ray et DVD.

New-York, Central Park. Un marin nommé Michael O'Hara (Orson Welles) vole au secours d'une mystérieuse jeune femme, Elsa Bannister (Rita Hayworth), épouse d'un riche et célèbre avocat. Pour le remercier, celle-ci lui propose de les accompagner pour une croisière dans les Caraïbes. D'abord réticent, Michael finit par accepter. Son attirance pour Elsa ne va cesser de croître, sous le regard indifférent du mari (Everett Sloane). Lors d'une escale à Sausalito, l'avocat associé de Bannister, George Grisby (Glenn Anders), lui fait une singulière proposition, être complice d'une fraude à l'assurance. Aveuglé par son amour, O'Hara se retrouve vite entraîné dans une sombre histoire de meurtres…
 

La lettre du Kremlin - John Huston (1970)

A de très rares occasions le cinéma aura montré le visage des services de renseignement tel que pouvait le présenter un monsieur X chaque semaine : froid, calculateur, une partie d'échec où l'humain n'a pas sa place, chaque camp plaçant ses pions au gré ou en fonction de ses propres intérêts. Sans surprise, le 7ème art avec comme figure populaire le matricule 007 du MI6 britannique aura préféré misé sur l'aventure, le glamour et l'exotisme, images d'Épinal collant aux basques du parfait agent secret sur pellicule. En 1969, le grand John Huston adapte The Kremlin Letter, roman de Noel Behn [1], pour un résultat forcément plus proche d'une certaine réalité.

1969, deux hommes, un américain et un russe discutent dans un musée parisien. L'occidental veut récupérer quel qu’en soit le prix une lettre compromettante détenue par les soviétiques, lettre qui fut un temps dans les mains de cet intermédiaire nommé Polyakov. Mais celui-ci se suicide en prison après avoir été arrêté et emprisonné par les services secrets russes, condamnant implicitement à mort la sœur et la mère de ce traitre, à l'exception de son épouse, le colonel Kosnov (Max Von Sydow) ayant d'autres desseins... Quelque temps plus tard, l'officier Charles Rone (Patrick O'Neal) est révoqué de la Navy non sans amertume de la part de son supérieur (John Huston), ce dernier soupçonnant une manœuvre déguisée de la part de Washington. On propose effectivement à Rone d'intégrer un groupe d'espions indépendants, libre de toute administration ou agence gouvernementale.