Avant-dernier long métrage des Black Emanuelles réalisées par Joe D'Amato, Emanuelle chez les cannibales marque une nouvelle étape dans la longue liste des films produits depuis le premier volet de la série créée par Bito Albertini. Fort du succès du Dernier monde cannibale de son compatriote Ruggero Deodato, et assisté désormais au scénario de Romano Scandariato, scénariste de La mort a souri à l'assassin (ou l'un des rares longs métrages
qu'il signe de son vrai nom, Aristide Massaccesi), Joe D'Amato, passé maître dans l'hybridation bis (mention extrême) depuis son retentissant Black Emanuelle en Amérique, se distingue l'année suivante par un nouveau coup d'éclat. Mieux, de cette rencontre improbable entre le cinéma érotique et le film de cannibales, ce quatrième épisode mis scène par D'Amato s'inscrit comme le premier fait d'arme 100 % gore d'un réalisateur, qui se fera connaitre par la suite pour sa capacité à dépasser les limites du genre avec sa trilogie composée de Blue Holocaust, Anthropophagous et Horrible.
New-York. En immersion dans un hôpital psychiatrique pour un de ses reportages, Emanuelle (Laura Gemser) assiste à un cas unique d'anthropophagie : une jeune femme internée a mangé le sein d'une des infirmières. Découverte en Amazonie, son tatouage sur son pubis indique qu'elle aurait été élevée par une tribu cannibale. Emanuelle contacte le Professeur Mark Lester (Gabriele Tinti), conservateur du Museum d'Histoires naturelles afin de le convaincre de monter une expédition... Arrivés au Brésil, les deux amants retrouve Wilkes, une veille connaissance de Lester. Le lendemain, accompagnés de sœur Angela (Annamaria Clementi), d'Isabelle (Mónica Zanchi), la fille de Wilkes, et de deux guides, Emanuelle et Mark doivent rejoindre la mission du père Morales...















