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Live Report : Tindersticks présente "Minute Bodies" - Cité de la Musique, 2 juillet 2017

Dans le cadre de la huitième édition du festival Days Off du 30 juin au 10 juillet prochain, les Tindersticks présentaient le dimanche 2 juillet au public parisien, à la Cité de la Musique, leur nouvelle création, le ciné-concert Minute Bodies. Présenté quelques mois plus tôt, en avant-première en février, lors du Festival International du Court Métrage de Clermont-Ferrand, avant de parcourir avec parcimonie l'Europe [1], Minute Bodies rend un hommage au naturaliste et documentariste Percy Smith. D'un montage signé par le chanteur Stuart Staples à partir de divers courts métrages réalisés par l'un des pionniers de la photographie « accélérée » ou time-lapse et du micro-cinématographe (The Birth of a Flower en 1910), produits pour le British Instructional Films entre les années 20 et le mitan des années 40, le ciné-concert avait l'occasion de montrer une fois encore une nouvelle facette du talent unique de la formation originaire de Nottingham.
 
 
Ciné-concert joué en deux représentations le même jour, une première en fin d'après-midi (celle à laquelle nous assistâmes) puis une seconde en début de soirée, chacun des deux sets se virent également suivi en guise de seconde partie par un concert des Tindersticks d'un peu moins d'une heure.

Live report : Tindersticks - Théâtre des Bouffes du Nord, Paris, 20 avril 2016

Du mardi 19 au jeudi 21 avril, les Tindersticks faisaient escale à Paris au théâtre des Bouffes du Nord, dans le cadre de leur tournée européenne (1) en soutien à leur dixième album, The Waiting Room, sorti le 22 janvier dernier. Salué par la critique internationale, le nouveau disque avait, avouons-le, quelque peu déçu le préposé lors des premières écoutes ; quitte à le laisser de côté, en attendant le concert du 20 avril, et ainsi pouvoir le réévaluer dans de meilleures conditions. A la sortie de la salle inscrite au monument historique, le constat était sans appel, The Waiting Room méritait bien une seconde chance. Mais n'allons pas trop vite, comme le veut l'adage...

De leur collaboration avec la réalisatrice Claire Denis, depuis le long métrage Nénette et Boni en 1996, pour lequel les Tindersticks signèrent la musique (tirée majoritairement de leur second album éponyme), le cinéma aura très souvent inspiré ces gentlemen du rock, nombre de leurs chansons pouvant à juste titre est considéré comme la bande originale d'un film imaginaire. De ce constat, il n'est dès lors pas étonnant d'apprendre que le groupe, pour ce Waiting Room, fut à l'initiative d'un projet en collaboration avec le festival international du court métrage de Clermont-Ferrand : proposer pour chaque titre de l'album un film mis en scène par un réalisateur différent (2). Mieux, ce Waiting Room Film Project qui n'avait nulle vocation à jouer bassement les utilitaires promotionnelles, allait offrir une immersion inédite en tant qu'élément scénique.
 

Les salauds - Claire Denis (2013)

Fraîchement accueilli par la critique française, en mai dernier à Cannes pour la sélection officielle Un Certain Regard et cet été lors de sa sortie nationale, Les salauds de Claire Denis n'a pas laissé indifférent. Soit. Une habitude ou une demie surprise en quelque sorte tant la réalisatrice de Trouble Every Day s'éloigne des attendus prérequis et d'un cinéma aseptisé. Films à la mise en scène atmosphérique proche de l'abstraction, portés par des récits tout autant nébuleux, ses œuvres cinématographiques en ont fait un des auteurs du 7ème art les plus singuliers des vingt dernières années. Une originalité et une vision personnelle qui minimisent les récents reproches reçus par Claire Denis et ses Salauds, ces incompréhensions traduisant (et trahissant après visionnage) davantage une méconnaissance de son art, qu'un film outrancier aux défauts rédhibitoires comme il a pu être écrit.

Commandant d’un supertanker, Marco Silvestri (Vincent Lindon) abandonne le navire dont il a la charge en apprenant le suicide de son beau-frère (Laurent Grevill). De retour sur terre, Marco découvre l'étendu du drame. L'entreprise familiale de fabrication de chaussures reprise par sa sœur Sandra (Julie Bataille) et son mari est en faillite. Sa nièce Justine (Lola Creton) est hospitalisée dans une clinique après avoir été retrouvée errant nue dans la nuit, la jeune femme ayant subie une agression sexuelle des plus violentes. Un coupable est rapidement désigné par Sandra, il s'agirait de l'homme d’affaires Edouard Laporte (Michel Subor). Animé par une vengeance irrépressible, Marco s'installe au dernier étage de l’immeuble de Laporte où vit également sa maîtresse Raphaëlle (Chiara Mastroianni) et leur fils. Cependant rien ne se passe exactement comme avait prévu Marco...

Cronico Ristretto : White Material - Claire Denis (2009)

Back to Africa. Deux décennies après avoir quitté le continent de sa jeunesse, et en laissant de côté son aparté djiboutien intitulé Beau Travail (1), Claire Denis revient en Afrique pour y narrer cette fois-ci les séquelles du colonialisme, avec en toile de fond la guerre civile. Présenté en compétition officielle lors de la Mostra vénitienne en 2009, White Material écrit par le duo Claire Denis et Marie N'Diaye, s'éloigne dès lors des souvenirs de jeunesse camerounaise de la réalisatrice (son premier long métrage Chocolat), pour se rapprocher des récents évènements qui ont troublé la Côte d'Ivoire dans les années 2000 (2).

Quelque part en Afrique noire francophone, Maria Vial (Isabelle Huppert) vit avec son ex-mari André (Christophe Lambert), son ex-beau-père Henri (Michel Subor), propriétaire de la plantation de café Vial et son fils Manuel (Nicolas Duvauchelle). Depuis peu, le pays connait de graves troubles, l'armée régulière étant en proie aux attaques de rebelles menés par un des chefs prénommé « le boxeur » (Isaach de Bankolé). Malgré les avertissements de l'armée française, l'informant qu'ils ne pourront plus assurer sa sécurité et celle de sa famille, puis le départ des ouvriers agricoles craignant pour leur vie, Maria est déterminée à rester et à poursuivre la récolte de son café. Décidée coûte que coûte à terminer la dite récolte, elle part à la recherche d'une nouvelle main d’œuvre, en dépit des menaces et des risques encourus, cette dernière hébergeant chez elle « le boxeur » grièvement blessé. Or André a déjà négocié avec Chérif, le maire de la ville (William Nadylam), leur fuite du pays en contre-partie de la vente de la plantation. Mais n'est-il déjà pas trop tard ?

Live report : Tindersticks à La cigale - 07/11/2012

Voir pour la première fois les Tindersticks s'annonçait une soirée riche en émotion, qui plus est à la découverte des nombreux obstacles qui apparurent lors de ce second concert parisien en support à leur dernier album, le très bon The Something Rain.

Arrivés trop tard pour apprécier les deux premiers groupes Mermonte et Daughter (laissons leur le bénéfice du doute), le préposé et sa dame eurent le loisir de profiter de la performance de la deuxième tête d'affiche de cette troisième soirée du Festival Inrocks, à savoir Lambchop... enfin subir serait plutôt le qualificatif approprié tant la formation étasunienne aura marqué nos esprits par une présence des plus pénibles, l'ambiance festive émanant des happy few offrant le seul contre point salvateur à cette purge pour cowboys neurasthéniques. Guidé par un Kurt Wagner collé à sa chaise, au morne charisme et la voix douteuse (imitant néanmoins avec un certain talent le grabataire radoteur), le set d'une heure seulement (?!) s’avéra sinon un supplice, tout du moins un passage obligé et douloureux avant l'entrée des élégants britanniques (1). Mais la soirée n'en avait pas fini avec son lot de déconvenues et de surprises...

Les sept morceaux qui tournent en ce moment III


Pyramid of The Moon - Shrinebuilder [2009]

2009 aura vu l'une des belles surprises du doom metal et apparenté, un casting de luxe pour un supergroupe qui ô joie n'enquille pas les déceptions et autres désillusions à grand renfort de publicités ravageuses. Cela dit, qui à part un amateur de riff rampant peut s'émerveiller de voir Scott "Wino" Weinrich des cultes St Vitus/The Obsessed, Scott Kelly le leader de Neurosis, le bassiste de Om/Sleep Al Cisneros et rien de moins que le batteur des Melvins, Dale Crover au sein d'une même formation? Un casting de luxe, pour un album réjouissant, mise en boîte en seulement trois jours, où chacun apporte sa touche personnelle à des compositions bien plus inspirées que les dernières productions des dits musiciens: tel Wino et sa science stoner, baroudeur d'un psychédélisme mal embouché ou Cisneros nous conviant le temps d'un Pyramid of The Moon à une de ses transes stoner dont il a le secret. Shrinebuilder ou l'exception confirmant la règle que quelquefois, supergroupe ne rime pas avec baudruche. Le 20 avril à La Maroquinerie sur Paris.