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Third - Portishead (2008)

Onze années séparaient la sortie de leur éponyme deuxième album et Third. Premier constat, le trio Beth Gibbons / Geoff Barrow / Adrian Utley aura pris son temps [1]. Une décennie synonyme de pause ou de mis en suspens qui pouvait laisser planer le doute sur les intentions de Portishead, eut égard aux différents précédents qu'offrit la musique populaire ces quarante dernières années [2].

Or à l'instar de la pochette, le titre de l'album souligne un minimalisme bienvenu, et une sobriété finalement en accord avec la ligne de conduite à laquelle s'est toujours tenue la formation de Bristol. Enfin remarque annexe en guise de préambule, le titre Third fait irrémédiablement penser à un autre album, celui de Soft Machine. Et à défaut d'y voir une coïncidence, force est de constater dès à présent que ces deux disques s'ils n'ont que peu de points communs formels, se rejoignent sur le fond : l'intégrité des protagonistes et la remarquable qualité du dit album. Mais n'allons pas trop vite.

Les sept morceaux qui tournent en ce moment III


Pyramid of The Moon - Shrinebuilder [2009]

2009 aura vu l'une des belles surprises du doom metal et apparenté, un casting de luxe pour un supergroupe qui ô joie n'enquille pas les déceptions et autres désillusions à grand renfort de publicités ravageuses. Cela dit, qui à part un amateur de riff rampant peut s'émerveiller de voir Scott "Wino" Weinrich des cultes St Vitus/The Obsessed, Scott Kelly le leader de Neurosis, le bassiste de Om/Sleep Al Cisneros et rien de moins que le batteur des Melvins, Dale Crover au sein d'une même formation? Un casting de luxe, pour un album réjouissant, mise en boîte en seulement trois jours, où chacun apporte sa touche personnelle à des compositions bien plus inspirées que les dernières productions des dits musiciens: tel Wino et sa science stoner, baroudeur d'un psychédélisme mal embouché ou Cisneros nous conviant le temps d'un Pyramid of The Moon à une de ses transes stoner dont il a le secret. Shrinebuilder ou l'exception confirmant la règle que quelquefois, supergroupe ne rime pas avec baudruche. Le 20 avril à La Maroquinerie sur Paris.