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Terminator : Kyle Reese ou le mythe du pantalon souillé

L'avenir nous dira si la rubrique aura une suite, mais il était grand temps que quelqu'un ose aborder une vérité dérangeante, quitte à ébranler les certitudes de certains. Aujourd'hui 1er mai, ou comment une innocente réflexion à connotation urologique (?!) s'en va briser les fondations d'un mythe NERD, et par la même occasion mettre à mal l'une des rares figures masculines dramatiquement émoustillantes qu'ait connu la Science-Fiction (et les demoiselles nourries aux exploits héroïques d'un bel inconnu venant du futur). 

Non content d'avoir réalisé le meilleur film d'horreur de poissons volants carnassiers du 7ème Art (Piranha II: les tueurs volants), James Cameron est également le réalisateur d'un des plus brillants films (et désormais saga) abordant le thème de l'intelligence artificielle et de la menace robotique. Il n'empêche, ces deux premiers succès cachent malheureusement une réalité bien plus sombre. Premier acte : combien d'entre nous, sinistres bougres, ont dû ronger leur frein et bailler devant les ébats copulatoires de Kyle Reese et Sarah Connors ? Combien ont prié l'arrivée du cyborg autrichien pour mettre un terme à ce navrant clip érotique ? Réponse : la sauvegarde de l'humanité est à ce prix, mon bon docteur. 

En dépit de ses errements « cul-cul la praline » quasi-systématiques dès qu'il s'agit de mettre en scène un couple amoureux (avec en point d'orgue rappelons-nous la fameuse scène orgasmique de Titanic dite « de la vitre embuée »), rares sont les personnes qui peuvent mettre en doute le perfectionnisme et le souci du détail d'un James Cameron. Or, que les amateurs de détails scabreux me remercient, car si l'exigence du cinéaste étasunien n'est plus à prouver, celle du préposé docteur non plus.

Cri-Cri l'emmédaillé ou les hostilités du début d'année

A l'heure où les derniers (grands) retardataires fomentent en douce leur classement des meilleurs disques de l'année précédente, prétextant non sans raison que sortir un top à la mi-décembre répond certes à des impératifs, mais vous coupe en partie des sorties du dernier mois de l'année, le mois de janvier sera comme de coutume aller de pair avec sa pelletée de résolutions plus ou moins rancies ou jubilatoires (c'est selon).

Qui dit nouvelle année, dit éternel recommencement, nouvel embrayage. « C'est le grand cycle de la vie » s'époumona dans un dernier souffle le grand sage avant de succomber d'une christophemaéite aiguë. Christophe Maé ou l'un de nos nouveaux Chevaliers des Arts et des Lettres (1) récompensé pour sa création dans le domaine artistique, voire sa contribution apportée au rayonnement des Arts en France si on en croit les milieux concernés (''et dans le monde?'' me tance la petite fille du sage prompte à tacler les grognons. Ça reste encore à prouver, ma méconnaissance de l'aura francophone de notre néo-emmédaillé étant avérée, les plus altruistes pourront toujours souhaiter son exportation - lointaine - vers la Belle Province. Celle-ci nous a suffisamment refourgué par paquets de douze tant de talents émasculteurs, briseurs de gonades, que finalement pour service rendu, la France peut bien faire partager au Québec un peu de sa culture populaire... qui déborde).

Les années 2000 à l'ombre des eighties

[Article précédemment paru sur Progressia]. 2010. Nous entamons depuis presque bientôt un an une nouvelle décennie et pourtant l'impression de vivre culturellement un éternel élan nostalgique n'en finit plus.

Si les années 90 avaient eu son lot de redites, celles-ci avaient au moins un mérite, l'envie de digérer voire de s'affranchir (modestement) des influences du passé pour en tirer un semblant de nouveautés, en particulier au niveau de la forme (trip-hop, grunge, big beat, etc.). Au contraire, la première décennie du nouveau millénaire n'a pas confirmé les faibles attentes qui restaient en matière d'émancipation musicale. Le changement radical qui devait ou aurait dû solder les comptes des dix années passées n'est jamais apparu. Et à défaut de coupure franche, tout juste avons nous eu droit à une évolution molle, ce que nos aimables politiques français nomment par le « changement dans la continuité »...

La fable du sandwich au thon et de l'épingle à nourrice

[Article précédemment paru sur (feu) Progressia] [1]. Parmi les nombreuses réjouissances que procure la vie d'un passionné de musique, celle de rencontrer un amateur d'une autre paroisse sonore que la votre ou d'assister spectateur à la rencontre improbable entre deux, trois (et plus si affinités) pèlerins aux goûts diamétralement opposés, reste rarement un instant constructif (mais ô combien rafraichissant) lorsque celles-ci riment avec incompréhensions mutuelles, se concluant au possible par quelques sentences bien senties ("crève donc charogne, avec tes goûts de chiotte... baltringue!").

Prenons un exemple. A ma gauche, Jacques, grand amateur de sandwiches au thon, de farfadets et de rock progressif, et à ma droite, Johnny, grand amateur de bières bon marché, d'épingles à nourrice et des Sex Pistols. Mettez les dans un endroit exigu [2], idéal pour nouer des relations amicales... et laissez reposer à bonne température. Attendez quelques heures que nos deux cobayes mijotent bien dans leurs idées reçues et servez.