Affichage des articles dont le libellé est Klaus Kinski. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Klaus Kinski. Afficher tous les articles

Jack l'Éventreur - Jess Franco (1976)

Quatrième et dernière collaboration entre Klaus Kinski et Jesús Franco, ce Jack l'Éventreur mis en scène au milieu des années 1970 avait de quoi soulever moult interrogations. Réalisé sept années après leurs trois précédentes associations, Venus in Furs, Les nuits de Dracula et enfin Justine de Sade, où l'allemand incarnait le célèbre marquis, cette nouvelle adaptation des sinistres évènements qui ensanglantèrent le quartier londonien de Whitechapel se démarquait en premier lieu des productions franciennes de l'époque signées du suisse Erwin C. Dietrich. A l'orée de leur fructueuse contribution au genre Women In Prison, débutée l'année précédente par Frauengefängnis (Femmes en cage), et plus généralement à la sexploitation, Jack l'Éventreur faisait figure sinon d'élément discordant, du moins d'une volonté manifeste de vouloir toucher un plus large public. Avec dans le rôle principal un acteur aussi célèbre pour ses interprétations habitées que pour son comportement borderline, le réalisateur et le producteur s'offraient les moyens de leurs ambitions. D'une certaine manière. Mais n'allons pas trop vite...

Londres, fin du XIXème siècle. Un soir dans le quartier de Whitechapel, Sally Brown (Francine Custer) rejette les avances prononcées d'un client, semble t-il mal intentionné, avant de rejoindre ses pénates. Mais sur le chemin, la jeune prostituée croise la route du sinistre Jack l'éventreur (Klaus Kinski) qui emporte son cadavre dans un lieu tenu secret, un jardin botanique, où l'y attend son assistante Flora (Nikola Weisse). Au petit matin, il la charge de se débarrasser des restes de l'infortunée « poupée » dans la Tamise...

Les nuits de Dracula (Nachts, wenn Dracula erwacht) - Jess Franco (1969)

Dans les souvenirs du préposé, la seule et unique adaptation du roman de Bram Stocker n'était autre que la superproduction réalisée par Francis Ford Coppola, enfin tel que l'on nous l'avait affirmé lors de sa sortie en 1992 [1]. Or si cette dernière s'avère sans conteste la plus fidèle, parmi les innombrables (re)lectures du mythe vampirique, et ceci malgré les libertés prises sur le texte originel, à savoir une esthétique empreinte d'érotisme et un personnage principal désormais perçu comme un monstre amoureux (ce qu'avait déjà esquissé le Dracula de John Badham en 1979) ; vingt ans auparavant, Jesús Franco avait lui aussi filmé sa version du roman de Stocker : Les nuit de Dracula. Une adaptation méconnue et pourtant aussi l'une des plus fidèles, avec le duo Christopher Lee / Klaus Kinski ; si ce n'est la plus fidèle depuis le Nosferatu de Murnau et bien avant celle de Coppola.

Comme annoncé en introduction, le scénario reprend la trame originale du roman, celle de Jonathan Harker (Fred Williams) traversant la Roumanie pour y rencontrer un client, le vieux comte valaque Dracula (Christopher Lee), et venu lui faire signer les actes de propriété de sa nouvelle demeure en Angleterre. Mais le vieil aristocrate, tout comme pouvait le laisser supposer les avertissements des autochtones apeurés en découvrant la destination du jeune homme, s'avère être un vampire. Abandonnant Harker à son triste sort, Dracula quitte sa terre natale pour la Hongrie [2] et y recouvrer une nouvelle jeunesse...