En préambule, le préposé à la chronique saluera, dans un premier temps, l'imagination et l'art délicat de la traduction des vendeurs de pelloches de toutes sortes à la lecture du titre français du film Seagalien qui nous intéresse. Dans un second temps, le sourire moqueur s'éclipsera pour laisser place à une émotion non feinte, écrasant même une larme en souvenir d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre, un temps révolu qui porte un nom : Casey Riback. Faut-il être sentimentalement handicapé pour ne pas vibrer au son d'un bras virilement cassé par notre aïkido panda préféré ? Qui n'a jamais rêvé d'assister à une séance de désossage à mains nus par notre redresseur de torts préférés ? Pouf Pouf. Passé ce léger emportement [1], admettons un instant que le gentil distributeur de Submerged n'est en aucun cas un margoulin de première, ou simplement un vendeur fatigué dont les méthodes de vente faciles n'amusent plus grand monde, mais, avant tout, un homme dont l'altruisme n'a d'égal que sa capacité à éveiller la nostalgie qui sommeille en chacun de nous. Bref, Piège en eaux profondes...
Affichage des articles dont le libellé est Steven Seagal. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Steven Seagal. Afficher tous les articles
The Keeper – Keoni Waxman (2009)
A l'heure où des blogueurs émettent des paris quant à savoir quand un hypothétique revival musical nineties poindra son nez, il est bon pour le cinéphile déviant de se rappeler au bon souvenir d'un Casey Ryback, ou celui qui illumina de son empreinte la dite décennie par sa science du désossage d'épaule à main nue, le tout en cinq secondes, montre en main. Mais que reste t'il deux décennies après ? Steven Seagal enfile avec autant de maestria les navets direct-to-video que les kilos hyperflus depuis plus de dix ans (et s'interroger, comment notre pugiliste au visage bouffi arrive encore à trouver des amateurs prêt à payer pour une dose d'action aussi molle du genou ?). Et la dernière production de Seagal en date, Le prix du sang (VO : Driven to Kill) ne risquait pas d'infirmer la trajectoire prise [1]. Dès lors, que pouvait-on attendre de The Keeper, nullement un sursaut d'orgueil, juste mesurer la taille et les dimensions de cette nouvelle perle potagère fraichement déterrée et cultivée avec amour par notre bon Steven.
Libellés :
2000s,
cinéma,
direct-to-video,
navet,
policier,
Steven Seagal
Mercenary for justice - Don E. FauntLeRoy (2006) | Out For Kill - Michael Oblowitz (2003)
Enchainer deux films des années 2000 avec Steven Seagal, telle était la mission dangereuse du préposé docteur à la chronique. Une mission risquée mais non dénuée d'intérêt pour l'amateur. Commençons notre périlleux périple par le dantesque Mercenary for justice. Enfin dantesque, c'est vide dit. Point de nanar des familles, mais plutôt un gros navet pur jus (comme c'est souvent le cas chez l'ami Steven). Voici Steven chef d'un commando de mercenaires. En 2006 ? Qui peut y croire encore ? Autant dans Ultime décision (ou le seul film qui arrive à faire arracher des larmes à ses fans, Steven se sacrifiant au bout d'une trentaine de minutes), sa carrure athlétique faisait encore illusion, autant désormais, même son regard trahit sa nature bovine. Terrible. Ne pas s'étonner dès lors de le voir surtout jouer du fusil mitrailleur, sa majesté n'étant pas d'humeur à casser les membres inférieurs des méchants qui oseraient croiser son chemin. Le strict minimum syndical.
Inscription à :
Articles (Atom)
