A l'occasion de la rétrospective Ozu à la Cinémathèque française du 23 avril au 25 mai, et dans le cadre de la sortie du coffret de quatorze films édité par Carlotta le 25 avril, ressort en salle cinq jours plus tard la version restaurée inédite d'un des derniers longs métrages du maître japonais : Fin d'Automne [1].
Poursuivant son travail sur la couleur initié deux ans plus tôt avec Fleurs d'équinoxe, le réalisateur nippon signe de nouveau la chronique intime d'un Japon en phase transitoire, entre traditions et modernité. Relecture de son Printemps tardif mis en scène en 1949, Yasujiro Ozu s'écarte du mélodrame originel, pour n'en garder que l'ossature du récit, et l'habiller de ce ton léger et humoristique qui sied idéalement aux couleurs pastels de ses récents films.
Trois anciens camarades d'université, Soichi Mamiya (Shin Saburi), Shuzo Taguchi (Nobuo Nakamura) et Seiichiro Hirayama (Ryuji Kita), se réunissent pour commémorer la mémoire de leur ami Miwa, décédé sept années plus tôt. Ils y retrouvent sa veuve, Akiko (Setsuko Hara), et sa fille Ayako (Yoko Tsukasa) âgée maintenant de 24 ans. Au cours de la discussion, ils conviennent que la jeune femme est en âge de se marier. Taguchi est le premier à proposer un prétendant potentiel, mais ce dernier s'avère finalement déjà fiancé. Mamiya tente alors d'organiser une rencontre avec un de ses employés, Shotaru Goto (Keiji Sada). Mais Ayako n’est pas pressée de trouver un mari, craignant de laisser sa mère toute seule...

