Premier film du duo le réalisateur Dino Risi / l'acteur Vittorio Gassman, L'homme aux cent visages, sorti en Italie en 1960, s'inscrit, de prime abord, dans le renouveau de la comédie italienne, initié quelques années plus tôt au début de la décennie précédente. De ses débuts de documentariste d'après-Guerre à son passage définitif à la fiction après 1953 et son long métrage Le chemin de l'espérance, Dino Risi se fit remarquer par la série des Pauvres mais beaux ou bien encore par Le signe de Vénus avec Sofia Loren et
Vittorio De Sica [1]. En parallèle, son futur partenaire Vittorio Gassman consacrait essentiellement son temps au théâtre, prenant à la légère une carrière cinématographique débutée également après 1945, avant sa rencontre avec Mario Monicelli et le succès du film Le pigeon (1958). Dans le sillage du sarcastique La Grande Guerre signé Monicelli avec de nouveau Gassman, Risi signait avec Le veuf une de ses premières œuvres majeures, avant d'entamer l'année suivante son nouveau projet, Il Mattatore, coécrit avec Ettore Scola et Ruggero Maccari au scénario, et cette fois-ci l'une des figures de la comédie italienne et son futur acteur fétiche, Vittorio Gassman. A (re)découvrir dans les salles en version restaurée depuis le 14 juin.
Gerardo Latini (Vittorio Gassman) et sa femme Annalisa mènent depuis quelque temps une existence
tranquille et sans histoire, au grand dam de celui-ci. Un jour, un homme
sonne à leur porte pour essayer de leur vendre un chandelier. Gerardo
sent rapidement l'arnaque, et pour cause : celui-ci était jadis expert
en escroquerie en tout genre, surnommé Gerardo l'artiste pour sa
capacité à incarner de multiples personnages dans le but d'extorquer les
gens…


















