De la fructueuse collaboration entre le cinéaste espagnol Jesús Franco et le producteur helvète Erwin C. Dietrich, l'habitué des lieux retiendra, non sans raison, principalement leur contribution au genre Women In Prison, débutée par Frauengefängnis (Femmes en cage) et conclue par Frauen für Zellenblock 9 (Cellule 9). Ces deux métrages, brillants représentants de ce genre volontiers crapoteux, se distinguaient autant par leur ambiance malsaine, que par leur budget franchement fauché. Frauen ohne Unschuld, tourné au crépuscule de cette association à caractère déviant, ne déroge pas à cette règle. Cependant, le film s'écarte légèrement de la thématique carcérale habituelle [1], en déplaçant le lieu de ces promiscuités saphiques vers un autre espace de captivité, non moins débridé, séduisant et évocateur : l'hôpital psychiatrique.
Dans une maison au bord d'un lac, les cadavres ensanglantés et nus de Gabi et Sandra Mauro (Monica Swinn) sont découverts. Le docteur Antonio (Michael Maien), accompagné de deux ambulanciers, est dépêché sur les lieux. Il y trouve également une jeune femme nue désorientée (Lina Romay) dans l'escalier. Choquée et recouverte de sang, la dénommée Margarita Martin est incapable de dire un seul mot. Envoyée immédiatement dans la clinique psychiatrique du docteur Antonio, celle-ci est au cœur des attentions du personnel soignant, en particulier le directeur de la clinique, le docteur Fargas, et son épouse Irina. Or les méthodes usitées dans cet établissement sont quelques peu inhabituelles et iconoclastes. L'intérêt pour cette nouvelle patiente dépasse en effet le simple cadre médical. Dernière personne à avoir vu les Mauro vivants, la jeune femme est le témoin principal de cette affaire trouble, le couple récemment assassiné ayant la réputation d'être des trafiquants de diamants. Pour comble de malheur, le tueur semble suivre ses pas, Margarita assiste impuissante au meurtre de sa camarade Petra (Esther Studer)...
















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