Cinéaste franc-tireur nourri aux films d'horreur
des années 50-60, dont la production se situe à l'opposé du cinéma de genre produit en masse par les majors et autres grands studios (la franchise Vendredi 13 au hasard), Frank Henenlotter pourrait aisément être présenté comme le chaînon manquant 80's entre William Castle et John Waters. Proche de l'underground de par les maigres budgets alloués à ses films, le réalisateur revenait en 1988, six ans après son culte Basket Case avec sa nouvelle création, Brain Damage, relecture à peine voilée de son premier long métrage. De ses six longues années de frustration et de lutte contre une industrie ne lui proposant que des scénarios de sous-slashers, le déterminé new-yorkais marquait, de nouveau, de son empreinte le cinéma de genre avec un conte horrifique à l'humour très noir, et à la clef une seconde œuvre culte.
Une nuit, Brian (Rick Hearst) se réveille et découvre qu'il est devenu l'hôte, bien malgré lui, d'un étrange parasite nommé Aylmer [1]. Accroché au cerveau du jeune homme, cette sangsue d'un autre genre prodigue à son bénéficiaire une drogue hallucinogène aussi puissante qu'addictive. Devenu dépendant dès sa première prise, sans en connaitre les néfastes conséquences, Brian apprend parallèlement le prix à payer : Aylmer doit se nourrir de cerveaux humains...

































