A juste titre (1), ce blog a souvent raillé les travers des années 80, qui plus est avec une goutte d'amertume manifeste, au vu des trajectoires plus ou moins ratées des artistes issus des décennies précédentes (2). Le premier exemple me venant à l'esprit étant celle empruntée par le David Bowie des eighties, plus transparent et fantomatique que jamais comme nous le rappelait les premières chroniques du célèbre et désormais envié David Bowie Blog Tour 2009 (3). Pourtant, force est de constater que certains artistes n'ont pas attendu les années 80 pour se prendre les pieds dans le tapis, allant jusqu'à faire transparaitre le futur mauvais goût propre aux sonorités populaires des années 80 à de l'avant-gardisme? Encore une fois, à force de vouloir tirer sur l'ambulance, on enfonce avant tout de délicieuses portes ouvertes (c'est un pêché mignon, que voulez-vous). Ainsi, quand bien même certains prennent la précaution de relativiser à tours de bras, quitte à sortir de leurs chapeaux le fameux contexte historique aux grandes oreilles, nul ne peut décemment affirmer que les années 80 ont seules l'apanage du mauvais goût (4). Dès lors, on aurait tort d'oublier que des artistes, en plus de s'être « plantés » durant la décennie, qui fit de la musique désormais le faire valoir du vidéo clip, ont aussi enfilé quelques beaux plantages la décennie précédente.
Prenons Herbie Hancock, puisque c'est de lui qu'il s'agit, soit un des plus beaux exemples de jazzmen, symbole d'une génération à la recherche d'un second (voire triple) souffle. La mémoire collective retient en général de ce dernier avant tout son chef d'œuvre du jazz funk, Head Hunters, ce qu'on néglige, c'est l'après...
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